Clint Eastwood, où l'homme qui tourne plus vite que son ombre PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Charlise   
Samedi, 23 Janvier 2010 01:39

Hommage à Clint Eastwood ! L'acteur, ou le producteur, ou le réalisateur... sera à l'honneur à l'occasion d'une exposition de photos intitulée "Clint Eastwood : le cinéma en liberté". Plus de 40 clichés retraçant sa carrière sont présentés au grand public du 11 janvier au 5 février 2010 (pour les plus mordus). De ses premiers rôle dans les films de Sergio Leone à ses derniers films en tant que réalisateur, le public pourra contempler les différentes figures de cette légende vivante. Cette rétrospective, en accès libre, se tiendra dans les contre-allées des Champs-Elysées. Un hommage rendu à Clint Eastwood à l'heure où Invictus, son trentième film en tant que réalisateur, sort sur les écrans français.

Avant de parler de son dernier film, revenons sur ses débuts, sa carrière.

A la naissance de son fils, en mai 1930, Clint senior était commercial chez East Bay Refrigeration, puis vendit des assurances avant de retrouver un poste stable chez California Container Corp., fabricant de tôle ondulée. Même si la famille se déplaçait souvent, elle ne manquait de rien. Les instituteurs de Clint junior se souviennent d’un enfant «mou», mais en même temps animé par une ambition brûlante: c’est le cœur même du personnage. L’impatience le guide, la vitesse le captive, le temps court, Eastwood possède l’ardeur au travail d’un paresseux.
Il a été camionneur, à fait son service militaire à Fort Ord comme maître nageur … Il fait son apprentissage à la Universal Talent School où il apprend à se battre en duel, chanter, rester stoïque,… Il passa des années dures, des «années de merde» disait-il, avant qu’une opportunité se présente à lui : un feuilleton western lui donna sa chance, «Rawhide», tourné par un de ses ami Ted Post, qui dura 8 ans. Finalement Eastwood quitte la télévision e 1964 et sera lancé par un italien, Sergio Leone, dans «Pour une poignée de dollars». Clint junior entra alors dans la Cinecittà…puis dans la légende !
En effet il a été acteur dans une soixantaine de films et en a réalisé, à côté, une trentaine.

Ce début du 21ème siècle aura certainement été les plus belles années de la carrière de réalisateur de Clint Eastwood. Depuis le troublant «Mystic River» en 2003, il enchaîne les opus choc, remportant des oscars pour «Million Dollar Baby», explorant la Seconde Guerre mondiale avec «Flags of Ours Fathers» et l’extraordinaire «Letters from. Iwo Jima». Il a aussi réalisé «L’échange», avec Angelina Jolie, film émouvant et sensible, et l’hilarant «Gran Torino».

Son trentième film est d’un tout autre genre, avec «Invictus» Clint Eastwood se penche sur la Coupe du Monde de rugby de 1995 qui vit le pays organisateur, l’Afrique du Sud de Nelson Mandela, miser sur la victoire de l’équipe nationale afin de sceller la réconciliation entre Blancs et Noirs.


1994, Afrique du Sud. Après 27 ans d’emprisonnement , à sa libération Nelson Mandela est élu président, refermant alors l’épisode de l’apartheid. Mais la pays n’en reste pas moins profondément divisé sur le plan racial et économique. En 1995, se tient la coupe du monde de rugby dans le pays. Voyant dans cette opportunité un facteur d'union, Mandela fait le pari risqué de voir l’équipe nationale des Springbokes arriver en finale et œuvre dans le sens, en valsant entre sport et politique…


Morgan Freeman, coproducteur d’«Invictus», proposa à Clint Eastwood de réaliser le film d’après le roman du journaliste sportif John Carlin, «Déjouer l’ennemi». Une rencontre parfaite s’effectue entre Morgan Freeman et le personnage de Nelson Mandela car qui à part lui aurait pu mieux incarner ce leader sud-africain?

Difficile de capter l’attention du spectateur durant deux heures sur le déroulement et l'organisation de la coupe du monde de rugby de 1995. Clint Eastwood, Morgan Freeman, et Matt Damon relève le défit!
Le réalisateur réussit à mettre en image l’émotion sportive avec un art qui touchera le moindre amateur de sport. Il réussit à traduire la foule, l’engouement, l’exitation du stade, la confrontation des équipes sur le terrain, avec un art communicatif exceptionnel

Film magnifique, porteur d'espoir, qui veut nous transmettre les valeurs fédératrices du sport, décrivant les longs combats de Nelson Mandela, grâce à un Clint Eastwood qui nous démontre une fois de plus qu’il n’est pas prêt de perdre la main.