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| Écrit par Le Canard Masqué | |||
| Lundi, 14 Décembre 2009 10:58 | |||
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Coup de cœur des séries.
Qui dit culture et justice, dit forcément série télévisée. Le paysage audiovisuel est en effet bombardé de créations retraçant la vie plus ou moins romancée d’avocats, magistrats et autres procureurs. Citons ainsi New York Police Judiciaire, Ally Mc Beal ou encore The Practice .Dans cet article, le choix fut particulièrement ardu. Deux séries ont cependant retenu mon attention, dans la critique acerbe qu’elles font du système juridique américain, et tout particulièrement des avocats. Dans un premier temps, nous allons parler de Damages, où Glenn Close incarne une avocate véreuse, n’hésitant pas à user de moyens illégaux pour arriver à ses fins. On nous montre ici un aspect très noir de la profession d’avocats aux Etats-Unis, où, plus que des défenseurs des droits des citoyens, ceux-ci sont des véritables magouilleurs, prêts à tout pour remporter des affaires, en usant de tous les stratagèmes possibles et imaginables. De l’autre côté, nous avons Boston Justice, une série décalée nous présentant un cabinet d’avocats de Boston extrêmement puissant, où les associés sont de véritables machines à gagner. Dans une série où se mêlent alcool, sexe et délires pervers d’un Septuagénaire incarné par William Shatner, acteur qu’on ne présente plus, les producteurs nous dressent une image très sévère du monde juridique. Véritables pompes à fric, les avocats nous sont montrés comme des individus sans aucune vie en dehors de leur cabinet, chaque épisode se terminant par une scène où deux des acteurs principaux sont assis sur la terrasse de leur cabinet en train de fumer des cigares et de siroter des cognacs hors de prix.
Entre dépravation et magouilles, ces deux séries attaquent de manière différente le système juridique américain, en s’attaquant à ses représentants, n’hésitant pas à nous les montrer comme des monstres ou des pervers sexuels, malgré leur présumée volonté de faire prévaloir la justice et le droit. Ironie ou cynisme ? Ceux qui nous défendent sont aussi ceux dont on devrait se méfier, et se dressent en tant que représentants, plus que d’une idée dérisoire de justice, de tous les travers de l’âme humaine.
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