La crise économique et l’art : quand New York gonfle ses grandes galeries. PDF Imprimer Envoyer
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Écrit par thoumou   
Vendredi, 08 Janvier 2010 00:25

Tout le monde en parle depuis des mois et des mois : c’est la crise. Histoire d’éviter une énième critique pompeuse du système financier occidental actuel, nous allons nous attacher ici à démontrer les effets de la crise sur le marché de l’art, plus particulièrement sur les galeries d’art de Big Apple (la Grande Pomme, ou New York).


Force est de constater que l’art est une des premières victimes de la crise. En effet, et c’est particulièrement le cas à New York, la majorité de la clientèle des galeries d’art étaient issue des milieux de la finance. Entre traders à la recherche d’œuvres pour meubler leurs nouveaux lofts et pontes de la finance désireux de soutenir les nouveaux artistes, les galeries semblaient avoir de beaux jours devant elles. Or, ce fut tout le contraire.


Ainsi, de nombreuses galeries d’art furent obligées de fermer boutique, dont notamment la galerie Christian Haye, qui a fait banqueroute du jour au lendemain. Signe du déclin de l’intérêt porté à l’art et aux nouveaux artistes ? Peut-être, mais dans une petite mesure. Car, si les clients de petite taille (entendez par là, les traders et les jeunes cadres) fuient dorénavant les quartiers dédiés de la Grande Pomme comme Chelsea, les grands milliardaires épargnés par la crise n’arrêtent pas leurs dépenses mécénales, en témoigne le renouveau des grandes galeries qui, malgré une perte de vitesse, parviennent tout de même à tirer leur épingle du jeu. Notons ainsi la subsistance des galeries photographiques, qui semblent ne pas dépérir malgré la situation actuelle.


Il faut cependant nuancer les choses, car New York, de par son charisme naturel, parvient à conserver sa puissance attractive. Il faut ainsi noter que de nombreux instituts continuent à trouver et à monter de nouveaux projets, parvenant à trouver des fonds de la part de mécènes influents, preuve de l’importance qu’a su conserver l’art au cours de ces trois dernières années.


L’évolution de la situation artistique new yorkaise est en somme paradoxale, attestant de la dimension unique qu’occupe l’art dans la société d’aujourd’hui (lire à ce sujet l’article sur la relation entre la culture et l’explosion de la bulle internet).

 

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