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La France « victime» du classement de Shanghai ?

Le classement de Shanghai, qu’est-ce que c’est ?
Institué en 2003, la classement de Shanghai à pour but tous les ans de fournir un classement des universités de rang mondial. Ce classement est l’idée du corps professoral de l’université Jiao-Tong de Shanghai. Tous les ans depuis 2003, cette université remet un classement des 500 meilleures universités présentes sur le globe. Appuyés sur 4 critères ce classement est basé sur le nombre de Prix Nobel et de médailles Fields obtenus par les anciens élèves; par les professeurs; sur les résultas scientifiques (publications d’articles dans Nature et Sciences); et enfin les performances académiques au regard de la taille de l’institution.
L’analyse de Promotion et Défense des Étudiants
Comme nous l’avons déjà vu précédemment, PDE s’investit pour la réussite des étudiants en défendant la qualité des enseignements et de la vie étudiante. Cela passe par une information transparente et efficace pour les étudiants à propos des autres universités. Ce qui aux yeux de PDE ne semble absolument pas le cas du classement de Shanghai. Le vice président de l’université Jiao-Tong a lui-même reconnu que le classement de Shanghai n’est pas fait pour les universités françaises, qui a ses yeux n’ont pas le même modèle que les universités visées par ce classement (anglophones et asiatiques). Le débat pourrait alors s’arrêter la, mais le classement de Shanghai a un pris une importance considérable dans les médias voire dans les arcanes du pouvoir; PDE se doit alors d’intervenir. En effet selon eux, les critères privilégient trop les universités anglophones et prestigieuses (Harvard, Oxford…). De plus, prenant en compte fortement la recherche, ce classement met de coté inévitablement les institutions françaises, la recherche étant regroupée dans des grandes structures telles que le CNRS, hors de l’université… PDE est alors catégorique: « N’éclairer qu’une facette conduirait à être partial et incomplet », et se montre même très sceptique face aux autres classements, comme celui des Mines de Paris, ou le Times Higher Education Supplement présentent quelques satisfactions dans certains critères, respectivement la réussite sociale des étudiants et les conditions de vie étudiante. Cependant, pour PDE, l’essentiel n’y est toujours pas, ces classement sont réputés trop subjectifs ou trop partiaux, voire inégaux.
Les solutions françaises
Comment lutter face à un adversaire qui n’en n’est pas réellement un mais que les medias et l’opinion publique placent en haut de l’affiche et en tirent des conséquences toutes plus inappropriées les unes que les autres..? Plusieurs solutions ont déjà été apportées et toujours par PDE qui par un classement de sa création, notamment basé sur les PRES (Pôle de Recherche de l’Enseignement Supérieur), relativise la portée du classement de Shanghai. Il accorde de bons résultats à Paris Universitas (ENS, Paris XI et IX), Paris Tech (Polytechnique, Mines), et Paris Centre Universités (Paris Descartes et Diderot) respectivement 6ème, 31ème et 32ème. Lors d’un discours, le 13 novembre 2008, la ministre de l’enseignement supérieur, valérie Pécresse, a lancé la création d’un nouveau classement pour les universités européennes, refusant ainsi de céder à la pression créée par le classement de Shanghai. Il semblerait, sur ce point précis, que notre enseignement supérieur soit en train d’évoluer de manière positive. Espérons pour nos universités que ce nouveau classement dissipera les doutes sur leurs compétences. Espérons pour nos universités que ce nouveau classement dissipera les doutes sur leurs compétences.
Les universités du reste du monde… Entre réussite et excellence
Les universités Américaines
Le classement de Shanghai plaçant 8 universités américaines dans le top 10, le système d’éducation supérieur américain est promu comme référence mondiale, malgré le fait que ce classement soit en grande partie destiné qu’à ce type d’éducation. Harvard grand « vainqueur » de ce classement se positionne avec force comme la plus connue des universités dans le monde, voire la meilleure de toutes. Fondée en 1636, Harvard est la plus vielle université des Etats-Unis. Par la suite et avec la fin de la guerre civile, le nombre d’université et d’étudiants augmentent considérablement. Ce système se développe alors très rapidement surtout aidé par des donations très importantes cédées par des grandes fondations ou anciens élèves.
Les Etats-Unis peuvent se féliciter d’avoir le plus fort taux de scolarité dans le monde, l’accès à l’université est presque devenu une tradition aux Etats-Unis, 81% de cette classe d’age est scolarisée dans le supérieur. Il faut dire que le système américain est très disponible; chaque états est composé de plusieurs universités privées et souvent prestigieuses ainsi que deux systèmes publics (un plus prestigieux que l’autre). Niveau dépenses, l’état américain laisse libre en général 2 à 3% du PIB, ce qui équivaut a 260 milliards de dollars de dépenses. Mais il ne faut pas croire que l’état prend tout en charge, l’année universitaire revient à 6500 dollars dans le public voir 40000 dollars a Harvard, ce qui oblige évidemment les étudiants à multiplier les prêts étudiants ou petits boulots qui sont pris en compte dans les organisations universitaires des campus (emploi dans la sécurité, et autres petites taches où les candidats à l‘embauche ne sont que des étudiants).
Enfin les universités américaines sont évidemment très courtisées par les étudiants étrangers, en 2008 on a compté 623000 étudiants étrangers soit 3,4% des effectif totaux. Ces étudiants viennent essentiellement d’Asie a 60%. Bref le système américain reste vraiment très compétitif.
L’Europe, en retrait mais mené par la grande Bretagne
Si on a vu que les États-Unis placent 8 universités dans le top 10, la grande Bretagne elle réussit à ne pas rester loin dernière en occupant toujours les 4ème et 10ème place du classement avec Cambridge et Oxford. Le système britannique est extrêmement diversifié répartissant les universités selon leur ancienneté; de plus on y classe aussi les « open university » (apprentissage a distance). Le système d’éducation supérieur est reconnu pour sa très large autonomie accordée aux universités surtout dans le choix de leurs étudiants, même si ce système est sous le feux des critiques outre manche. Mais il faut aussi reconnaître une très grande richesse de leur équipement, surtout celui dédié a la vie étudiante. Pour ce qui est du niveau étudiant, il existe quatre classes d’étudiants (1st, 2:1, 2/2, 3rd), les étudiants classés 1st sont les meilleurs de l’université, ce qui sera stipulé sur le diplôme.
Le pole Oxford Cambridge, représente ce qui se fait de mieux en Grande Bretagne, leurs locaux sont classieux et gigantesques (pour la petite histoire, Poudlard n’est rien d’autre que l’université d’Oxford !). Inutile de rappeler que ce système britannique est basé sur l’excellence, certes, mais aussi sur les traditions de l’ancien temps (importance du latin, des dîners en grandes pompes, etc…). Malgré cette importance du passé, ce système d’éducation reste une référence.
Les universités françaises et allemandes quand à elles ne sont donc pas visées par le classement de Shanghai, mais reste des modèles à ne pas mettre de coté !
Poursuite du dossier par une interview d’une étudiante Allemande sur ce sujet. Audrey Arnotte, élève en première année de droit à l'université de Munich.
Pourquoi avoir quitté l'enseignement français ? Et pourquoi avoir choisit ce pays ?
Questions de double cursus: avantage de l'allemand et continuer avec le français (université de Munich jumelée avec Assas) qui peut permettre d'avoir un double diplôme franco-allemand qui permet d'exercer aussi bien en France qu'en Allemagne. Ayant fait mes études secondaires dans le Lycée Jean Renoir de Munich (Lycée Français), j'ai choisi la LMU (Ludwig Maximilian Universität, jumelée avec Assas, ndlr) qui offre la possibilité d'intégrer sur concours la faculté d'Assas dès la troisième année pour suivre un double cursus.
Qu'est-ce qu'il te manque le plus dans l'enseignement français?
La méthode de travail, la manière dont les cours sont donnés, les professeurs. je préfère la méthodologie française. Méthodologie allemande: quasiment aucune explication, cours déjà faits sur internet, on peut poser quelques questions mais assez réticents, faut travailler tout de manière complètement autonome, aucune indication sur les bouquins, aucune indication pour faciliter le début des études. Seulement deux études avec des examens: Droit public, Droit Civil.
Pour quelles raisons pourrais-tu revenir en France?
Pour des questions de méthodologie, et à cause de la difficulté de la première année en Allemagne,le système français me semble plus adapté pour ce genre d'études, et la possibilité de faire un double cursus semble très avantageuse, sans parler de la plus grande aisance avec la langue française.
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