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Les 3 R, pour un mode de vie plus éco-responsable

Il s'est fait attendre longtemps, mais finalement, l'hiver est bien là. Et il fait plutôt frisquet au moment de regagner le chemin des amphis et des TD. Pourtant, nul besoin de rappeler que notre belle planète se réchauffe inexorablement. Il nous est donc, on le sait, vital d'œuvrer toujours plus à la protection de l'environnement. Pour notre conscience, pour la faune et la flore, pour notre belle Terre… Mais a fortiori, pour la survie de l'espèce humaine. Pourtant, il n'est pas rare, même chez les plus motivés d'entre nous, de se sentir démuni, inefficace, de se demander "finalement, quel rôle ai-je à jouer ?". Cette sensation est bien normale, mais on a souvent tendance à oublier quel formidable impact, de légers changements dans notre comportement peuvent avoir dans cette lutte pour un monde plus sain.

      Si réduire ses déplacements en voiture (et particulièrement à moto), favoriser les transports en commun, ou penser au tri sélectif sont maintenant des gestes habituels, bien ancrés dans notre quotidien, cela ne signifie pas que l'on ne peut en faire plus, ou qu'il n'y a plus rien que nous ne fassions de travers. Les premiers pas vers un mode de vie plus éco-responsable sont les plus aisés : on sous-estime souvent les conséquences des gestes les plus anodins, bons ou mauvais. Ainsi, pourquoi ne pas arrêter de boire sa limonade à la paille ? De porter des vêtements de grandes marques ? D'accumuler, puis de jeter quantité d'objets dont on n'a plus besoin, mais qui pourraient encore servir ? Pourquoi ne pas réduire l'usage de cosmétiques, ou notre consommation de viande ? Prenons quelques instants pour y penser.

 

       Le plastique de la paille n’est que mal recyclé, ses microparticules sont difficiles à traiter. La suite est bien connue : le petit tube coloré franchit tous les filtres des stations de recyclage, file le long des cours d'eau, se jette dans l'océan, et nous nous effarons devant des vidéos de tortues blessées relayées par Konbini. Sérieusement, n'était-il pas plus simple de commander sa boisson sans paille ? Ou pour les plus fervents siroteurs de cocktails, au retour des beaux jours, pourquoi ne pas emporter avec vous votre paille recyclable ? Adieu plastique, bienvenue aux pailles d'aluminium ou de bambou ! C'est tellement plus trendy…

     Les vêtements de marque, au fond, quel mal y a-t-il a cela ? Sur le principe, aucun. Mais sachez faire votre tri. Consommez local jusqu'au bout des mailles : quand les fabricants n'hésitent pas à délocaliser à l'extrême, certains produits traversent la moitié du globe pour finir sur vos étagères, faisant passer votre Paris-Bangkok de cet été pour une promenade de santé. Ils voyagent par cargo, voyagent par camions ou par avion, accumulant tristement les émissions de gaz à effet de serre (GES).

      Les cosmétiques, enfin, principalement composés de produits chimiques, de synthèse, sont un fléau pour la nature. Ils laissent derrière eux de tristes traces, de leur production en usine (on dit que le terme "laboratoire" fait mieux vendre), jusqu'à leur destruction, dans les décharges, les centres d'incinération, ou une fois encore dans les cours d'eau.

 

             

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

       Sensible à cette vaste cause, vous comprenez l'urgence d'agir, et vous souhaitez apporter votre pierre à ce bel édifice ? Le plus simple est d’appliquer la Règle des 3 R : réduire, recycler et réutiliser. Que cela soit dit une fois pour toutes : vivre éco-responsablement ne coûte pas plus cher. Cher étudiant fauché dès le 25 du mois, c'est même l'inverse : écologie rime avec économie.

      Réduire. Tout d’abord adapter sa consommation à ses besoins amoindrit les dépenses. Pourquoi jeter cette assiette à moitié pleine, alors que l'on pourrait la réchauffer ce soir (et ne pas avoir à cuisiner) ? Pourquoi céder à la tentation et se jeter sur cette nouvelle paire de sneakers ? Réutiliser. Cela consiste à donner une seconde vie à certains objets ou à certains de leurs composants. Pourquoi jeter ce journal que l'on vient de lire, alors que l'on pourrait emballer ce cadeau de Fête des Grand-mères trop volumineux avec (c'est le 3 mars, pour info). Au moment d'aller faire ses courses, au lieu de payer pour trois sacs en plastiques trop polluants (et assez laids), autant investir 1€ dans un sac de courses réutilisable. Finis les mini sacs plastique, vive les boîtes Tupperware et les pots à confiture ! Enfin, nous avons tous de vieux vêtements que l'on ne met plus, que des associations seraient ravies de récupérer pour les redistribuer. Ou alors, pour rassurer son banquier, pourquoi ne pas penser à un vide-greniers ? Ce ne sont pas les sites de vente en ligne de vêtements "vintage" qui manquent ! Recycler. Probablement l'une des bonnes habitudes qui s'est ancrée le plus tôt chez nous : pratiquer le tri sélectif. Mais il faut savoir que, par exemple, seuls trois types de plastique parmi les six les plus couramment utilisés sont recyclés lorsqu'ils arrivent en station de recyclage. Ainsi, parmi tous les produits que nous trions, tout ne se recycle pas. Il est donc d’autant plus important de réaliser au maximum ce tri sélectif, pour optimiser la part de matériaux recyclés.

   

        Cette première étape franchie, on peut encore en faire plus, comme changer ses habitudes de transport, favoriser le vélo et la marche. Et lorsque la voiture s'avère nécessaire, pensez au covoiturage : là encore, écologie rimera avec économie, et sur des trajets fréquents, peut-être même avec nouveaux amis.

 

        Pour les plus grands aficionados de l'écologie qui liraient cet article, voici une source d'inspiration supplémentaire pour poursuivre vos efforts:  Claudia Lavallee, de Montréal, s’est fait connaitre par son compte Instagram @etsicetaitsisimple. Cette femme, épicurienne dans l'âme, y partage son mode de vie alternatif "zéro déchet". Interviewée par Olivier Arbour Masse, elle explique qu'il faudrait, idéalement, se débarrasser de 16 objets par jour, pour ne garder que le nécessaire. Cette approche minimaliste pourrait être une solution à la surconsommation, à la pollution, à la destruction massive de notre environnement.

 

      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

       Pour conclure, rassurez-vous : l'un des éléments les plus importants dans cette transition vers un mode de vie plus éco-responsable est d'avoir conscience que l'on ne sera jamais chaque jour à 100%. Il ne faut pas s’en vouloir de ne pas réaliser chacun de ces changements à fond, mais toujours essayer de donner le maximum à son niveau. L'idée est également de se faire du bien à soi-même. Encore un dernier exemple : en arrêtant de fumer, vous contribuerez grandement à la protection de l'environnement : les mégots de cigarettes sont particulièrement néfastes. En espérant que cet article vous sera utile, qu'il vous aidera à vous sentir bien et à vous faire du bien !​

Madeleine BEL, Membre Actif de la Corpo Paris II

Illustrations de Margot Folch