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Secrétaire Général, Mathéo MAHÉ : 

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ADRESSE

Corpo Paris II,

Université Panthéon-Assas

92, rue d'Assas 

75006 Paris

Local n°2

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Comment vous décrire l'Université Paris II – Panthéon-Assas ? Paris II, c'est une belle, une grande Université de Droit, d'Eco-Gé, et d'Info-com. Paris II, c'est de beaux bâtiments, anciens ou modernes, c'est une pléiade de professeurs renommés, mais Paris II, c'est aussi et surtout ses étudiants. Et que ce soit pour se mettre un peu d'argent de côté l'été, pour embellir un peu son CV, pour valider un diplôme, ou simplement pour avoir une raison de se balader Boulevard Haussmann en trench et attaché-case, le stage est une étape incontournable de la vie d'étudiant. Entre les démarches de recherche, la pression de l'entretien, les galères des premiers jours, les attentes, les bonnes surprises et les désillusions, le stage est finalement un enchainement plus ou moins long de bonnes et de mauvaises situations, qui nous font toutes gagner en expérience. Nous vous proposons ici de découvrir le témoignage de Madeleine, en première année de droit à Assas, qui sort tout juste d'un stage de trois mois dans une librairie spécialisée en livres anciens.

 

     "Je suis, comme vous, étudiante à Assas et j'ai récemment effectué un stage, dans une librairie d'ouvrages anciens, rue Bonaparte. Pourquoi ce stage ? Je suis actuellement en (deuxième) L1 de droit, et il me fallait occuper judicieusement mon premier semestre, validé l'année dernière. Et oui, pas évident pour tout le monde de plonger dans le grand bain de la fac, de résister aux cours magistraux non-obligatoires, aux soirées entre potes, aux afterworks par dizaines, etc. Quitte à redoubler, autant ne pas totalement perdre un an… Me voilà donc, bien motivée, mon CV sous le bras, descendant cette rue étroite, ressentant déjà le stress de l'entretien approchant. A peine le temps de repenser à ma prestation, la machine est lancée, je suis prise.

        Première journée de stage. Exit les baskets, on sort la robe et les talons. J’arrive dans la librairie, un silence de mort. Ou plutôt de vieux. J'imagine qu'on s'y fait. Surexcitée et pleine de curiosité, je m’attendais à parler art et histoire avec mes nouveaux collègues pour les trois mois à venir. Que nenni, ma mission est bien plus simple : colis-poste-lettre. Je m'explique : "Ça ne te gêne pas de t'occuper des colis reçus, pour commencer ?", me demande-t-on à mon arrivée. La jeune étudiante motivée et dynamique que je suis n'hésite pas une seconde : on attaque avec les colis. Au bout de quatre longues heures, on m'annonce finalement que "le baptême des colis est fini". Les genoux fatigués et les mains en sang, je ne me pose plus qu'une seule question : "Qui peut bien collectionner autant de magazine pour enfants datés de 1880 ?" Je commence déjà à maudire ces bibliophiles.

 

          Quatrième journée. Quatre, cela fait donc (seulement ?) quatre jours que je déplace ces maudits colis, les mains toujours en sang et pour à peine 4€ nets de l'heure. Quatre jours que je ne bronche pas, me donne à fond et cours dans toutes les directions, soucieuse de donner la meilleure image de moi-même. Plutôt difficile, je sens mon décès arriver deux fois par jour, mais jusque-là, je tiens.

      

       Sixième jour. La routine est bien ancrée, un peu trop peut-être. Vers midi, on me propose aujourd'hui de déjeuner avec l'équipe. Ils ont bon fond, mais j'ai de plus en plus de mal à entendre les dernières péripéties de leurs enfants, leurs dernières trouvailles chez Nature & Découverte. Poliment, je décline : je dois voir une amie ce midi, "c'est important" leur dis-je. Je ne le savais pas encore, mais j'allais bientôt regretter cette réponse. Outre mesure, pas de changement, mon dos commence à se bloquer, chaque jour arrivent un peu plus de cartons, remplis de la même série de revues de jeunesse du XIXè siècle, série interminable pour un acheteur insupportable. Mais je me tiens aussi droit que faire se peut : en apparence tout va bien.

 

         Dixième jour. Mon corps me déteste, je déteste ce sous-sol et je crois qu'il me le rend bien. Je n'arrive plus à m'émerveiller de ce silence de bibliothèque. Non, ce silence pèse et il dérange. Je ne le supporte déjà plus.  J'ai prononcé très exactement sept mots aujourd'hui. Je ne suis pas sûre de tenir."

 

Cet article vous a plu ? La suite arrive bientôt, restez connectés.

 

 

Témoignage de Madeleine BEL,

Membre active de la Corpo Paris II

Vis ma vie de stagiaire :

Episode 1